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Mibeko
ArrêtéPublié le 23 septembre 2025

Article 3

Arrêté n° 3037 du 20 août 2025 relatif aux télécommunications aéronautiques

Statut juridique

Statut non vérifié

Ce texte n’a pas fait l’objet d’un contrôle d’abrogation par Mibeko. Seule la publication au Journal officiel fait foi.

Début de la division (Préambule à Article 2)

La ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, et Le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Vu la Constitution ; Vu la convenition relative à l’aviation civile internationale signée à Chicago le 7 décembre 1944, en son annexe 11 ;s Vu le traité révisé instituant la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale du 25 juin 2008 ; Vu le règlement 05/23-UEAC-066-CM-40 du 18 juin 2024 portant adoption du code de l’aviation civile de Etats membres de la CEMAC ; Vu le règlement n° 07/23-UEAC-066-CM-40 du 18 juin 2024 fixant les règles communes en matière de la sécurité aérienne dans le domaine de l’aviation civile en zone CEMAC ; Vu le décret n° 78-288 du 14 avril 1978 portant création et attributions de l’agence nationale de l’aviation civile ; Vu le décret n° 2010-825 du 31 décembre 2010 portant réglementation de la sécurité aérienne ; Vu le décret n° 2010-830 du 31 décembre 2010 portant réglementation de la navigation aérienne ; Vu le décret n° 2012-328 du 12 avril 2012 portant réorganisation de l’agence nationale de l’aviation civile ; Vu le décret n° 2017-411 du 10 octobre 2017 relatif aux attributions du ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique ; Vu le décret n° 2021-300 du 12 mai 2021 portant nomination du Premier ministre, chef du Gouvernement ; Vu le décret n° 2021-335 du 6 juillet 2021 relatif aux attributions du ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande ; Vu le décret n° 2025-1 du 10 janvier 2025 portant nomination des membres du Gouvernement, Arrêtent :

Le présent arrêté détermine les règles applicables aux services des télécommunications aéronautiques.

Les règles applicables aux services de télécommunications aéronautiques sont fixées dans l’annexe au présent arrêté.

Le directeur général de l’agence nationale de l’aviation civile et le directeur général de l’agence de régulation des postes et des communications électroniques, chacun en ce qui le concerne, de l’application du présent arrêté.

Le présent arrêté qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles de l’arrêté n° 11196/MTACMM/CAB du 5 mai 2015 relatif aux télécommunicutions aéronautiques modifié par l’arrêté n° 11055/MTACMM/CAB du 13 juin 2019, sera enregistré et publié au Journal officiel de la République du Congo.

Fait à Brazzaville, le 20 août 2025 La ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACKAS Le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numerique, Léon Juste IBOMBO SUPPLEMENT E: ÉLÉMENTS INDICATIFS SUR LA VÉRIFICATION AVANT LE VOL DE L’ÉQUIPEMENT VOR DE BORD 1. Spécifications Relatives à Une Installation de Vérification de l’Equipement VOR de Bord 1.1 Introduction Les paragraphes ci-dessous sont destinés à donner des indications aux États qui désirent mettre à la disposition des pilotes un signal pour la vérification avant le vol de l’équipement VOR de bord ; on trouvera ci-dessous les caractéristiques suggérées d’une installation de vérification de l’équipement VOR de bord (VOT). 1.2 Généralités 1.2.1 Un VOT doit être conçu de façon à fournir des signaux capables de faire fonctionner de façon satisfaisante une installation VOR de bord type dans les zones d’un aérodrome qui se prêtent à une vérification avant le vol. 1.2.2 Le VOT doit être construit et réglé de façon que l’indicateur de cap VOR de l’aéronef donne une indication zéro degré « FROM » lorsque l’étalonnage du récepteur n’a pas varié. Cette indication reste constante, quelle que soit l’orientation de l’aéronef par rapport au VOT, dans la zone de couverture choisie. 1.2.3 En raison du mode d’utilisation d’un VOT, il n’est pas absolument indispensable de le doubler d’une installation de secours. 1.2.4 Le VOT doit émettre une fréquence porteuse à laquelle seront appliquées deux modulations distinctes à 30 Hz. Les caractéristiques de ces modulations devraient être identiques à celles des signaux du VOR correspondant à la phase de référence et à la phase variable. Les phases de ces modulations devraient être indépendantes de l’azimut et devraient coïncider à tout moment. 1.3 Fréquence radio Le VOT fonctionnera dans la bande 108 – 117,975 MHz sur un canal VOR approprié choisi de façon à ne contrecarrer ni gêner aucun service de navigation ou de télécommunications VHF. La plus haute fréquence assignable sera de 117,95 MHz. La tolérance de fréquence pour la porteuse sera de ±0,005 %, sauf dans les cas visés aux § 3.3.2.2 et 3.3.2.3 du Chapitre 3. 1.4 Polarisation et degré de précision 1.4.1 Les émissions du VOT doivent être polarisées horizontalement. 1.4.2 La précision du « relèvement » fourni par les signaux du VOT devrait être de ±1°. — Étant donné que les deux modulations de la porteuse sont constamment en phase, la composante de polarisation verticale n’aura pas d’inß uence sur la précision de l’installation. 1.5 Couverture 1.5.1 La couverture recherchée et, par conséquent, la puissance rayonnée dépendent évidemment dans une grande mesure des conditions locales. Pour certaines installations on pourra se contenter d’une fraction minime d’un watt, tandis que dans d’autres cas, notamment lorsque deux ou plusieurs aérodromes très voisins doivent être desservis par une seule installation de vérification, on pourra avoir besoin d’une puissance rayonnée de plusieurs watts. 1.5.2 Lorsqu’il faut protéger de tout brouillage causé par les VOT les VOR, VOT et radiophares d’alignement de piste ILS fonctionnant sur le même canal, les émissions doivent être limitées au minimum nécessaire pour assurer un fonctionnement satisfaisant et pour garantir qu’il n’y aura pas de brouillage sur les autres installations fonctionnant sur le même canal. 1.6 Modulation 1.6.1 La porteuse, observée en n’importe quel point de l’espace, sera modulée en amplitude par deux signaux de la façon suivante : a) par une sous-porteuse de 9 960 Hz, d’amplitude constante, modulée en fréquence à 30 Hz, avec un indice de déviation de 16 ± 1 (soit de 15 à 17) ; b) par une fréquence de 30 Hz. 1.6.2 Le taux de modulation par les fréquences de 9 960 Hz et 30 Hz devrait être dans les limites de 28 % pour chaque élément. 1.6.3 La modulation en fréquence de la sous-porteuse de 9 960 Hz et la modulation en amplitude de la fréquence porteuse devraient avoir leurs fréquences maintenues toutes les deux à la valeur de 30 Hz dans les limites de ±1 %. 1.6.4 La fréquence de la sous-porteuse de 9 960 Hz devrait être maintenue dans les limites de ±1 %. 1.6.5 Le taux de modulation en amplitude de la sous-porteuse à 9 960 Hz, présente à la sortie de l’émetteur, ne devrait pas être supérieur à 5 %. 1.7 Identification 1.7.1 Le VOT devrait transmettre un signal d’identification de 1 020 Hz. Le signal d’identification d’une installation VOT devrait être choisi par l’autorité compétente de façon à caractériser sans aucun risque d’erreur possible le rôle de l’installation de vérification et, si nécessaire, son emplacement. — Un État utilise actuellement une série continue de points pour identifier les installations VOT dont la couverture est limitée à un seul aérodrome. 1.7.2 Le taux de modulation de la porteuse par le signal d’identification devrait être d’environ 10 %. 1.8 Contrôle 1.8.1 Fondamentalement, le VOT n’a pas besoin de contrôle automatique continu, pourvu que les modulations AM et FM de 30 Hz soient maintenues rigoureusement en phase par un dispositif mécanique, et qu’un équipement soit prévu pour l’inspection et le contrôle à distance périodique de l’état de fonctionnement du VOT. 1.8.2 La réalisation d’un contrôle automatique peut doubler le coût d’une installation VOT et pour cette raison beaucoup d’administrations se contenteront probablement d’une surveillance à distance par un point de contrôle. Toutefois, si un État décide, compte tenu de l’usage qui doit être fait d’un VOT, de lui associer un contrôle automatique, celui-ci devrait posséder les caractéristiques suivantes : le dispositif devrait transmettre un avertissement en un point de contrôle et interrompre l’émission lorsque se produit l’une quelconque des irrégularités suivantes : a) décalage du « relèvement » transmis par le VOT, supérieur à 1° à l’endroit où est installé le dispositif de contrôle ; b) réduction de plus de 50 % du niveau des modulations de 9 960 Hz ou 30 Hz, à l’endroit où est installé le dispositif de contrôle. Les pannes du dispositif de contrôle devraient entraîner automatiquement la suppression des émissions. 2. Choix et utilisation des points de vérification VOR aux aérodromes 2.1 Généralités 2.1.1 Lorsqu’un VOR est favorablement situé par rapport à un aérodrome, la vérification avant le vol de l’équipement VOR de bord peut être facilitée s’il existe des points de vérification convenablement étalonnés et signalés en différents endroits de l’aérodrome. 2.1.2 En raison de la grande variété de situations possibles, on peut difficilement énoncer des spécifications ou des méthodes normalisées pour le choix des points de vérification VOR aux aérodromes. Cependant, les États qui désirent fournir cette aide aux pilotes pourront s’inspirer des considérations ci-après. 2.2 Emplacement des points de vérification 2.2.1 La puissance du signal de l’installation VOR voisine doit être suffisante pour faire fonctionner une installation VOR de bord type. En particulier le courant du dispositif avertisseur doit être assez intense pour assurer le retrait complet du drapeau. 2.2.2 Dans la mesure où ils ne risquent pas de gêner l’exploitation, les points de vérification devraient être situés à bonne distance de tout bâtiment ou de tout objet réß échissant (fixe ou mobile) de nature à détériorer la précision ou la stabilité du signal VOR. 2.2.3 Le relèvement VOR observé à chaque point de vérification devrait, dans les conditions idéales, ne pas s’écarter de ±1,5° du relèvement déterminé avec précision par des levés topographiques. — Cette valeur (±1,5°) n’inß ue pas directement sur l’exploitation, étant donné que le relèvement observé sera le relèvement publié. Cependant, si l’on observe un écart plus élevé, il y a risque de mauvaise stabilité du signal. 2.2.4 Les renseignements VOR aux points choisis ne devraient être utilisés pour l’exploitation qu’à la condition de correspondre régulièrement, à 2° près, au relèvement publié. La stabilité des renseignements VOR aux points choisis devrait être vérifiée périodiquement au moyen d’un récepteur étalonné afin de s’assurer que la tolérance de ±2° est satisfaite quelle que soit l’orientation de l’antenne réceptrice VOR. — La tolérance de ±2° se rapporte à la régularité des renseignements obtenus aux points choisis et comprend une petite tolérance sur la précision du récepteur VOR étalonné utilisé au point de vérification. Ce chiffre de 2° n’est lié à aucun critère d’acceptation ou de refus d’une installation VOR de bord ; ces derniers critères sont déterminés par les administrations et les usagers compte tenu de l’utilisation prévue. 2.2.5 Les points de vérification capables de répondre aux conditions ci-dessus devraient être choisis en consultation avec les exploitants d’aéronefs intéressés. Il est généralement souhaitable de prévoir des points de vérification aux aires d’attente, aux extrémités de piste et dans les zones d’entretien et de chargement. 2.3 Signalisation des points de vérification VOR Chaque point de vérification VOR doit être signalé de façon clairement reconnaissable. Cette signalisation doit annoncer le relèvement VOR que le pilote devrait lire sur son équipement de bord si celui-ci fonctionne correctement. 2.4 Utilisation des points de vérification VOR La précision avec laquelle un pilote doit placer son aéronef par rapport au point de vérification dépend de la distance qui sépare celui-ci de la station VOR. Lorsque la station VOR est relativement proche du point de vérification, le pilote doit veiller tout particulièrement à placer l’antenne réceptrice VOR de bord à la verticale du point de vérification. SUPPLEMENT F : ÉLÉMENTS INDICATIFS CONCERNANT LA FIABILITÉ ET LA DISPONIBILITÉ DES MOYENS DE RADIOCOMMUNICATION ET DES AIDES RADIO À LA NAVIGATION 1. Introduction et notions fondamentales Le présent supplément vise à donner des éléments indicatifs qui pourraient aider les États membres à assurer aux installations le degré de fiabilité et de disponibilité correspondant aux besoins de leur exploitation. Les éléments fournis dans le présent supplément le sont à titre indicatif et dans un but de précision et ne doivent pas être considérés comme faisant partie des normes et pratiques recommandées de ce règlement. 1.1 Définitions Défaillance d’une installation. Toute circonstance imprévue qui se traduit par le fait qu’une installation ne fonctionne pas dans les limites des tolérances spécifiées pendant une durée qui présente une certaine importance pour l’exploitation. Disponibilité de l’installation. Rapport entre la durée de fonctionnement réelle et la durée de fonctionnement spécifiées. Fiabilité de l’installation. Probabilité que l’installation au sol fonctionne dans les limites des tolérances spécifiées. — Cette définition suppose la probabilité que l’installation fonctionnera pendant une durée spécifiée. Fiabilité du signal. Probabilité qu’un signal de caractéristiques spécifiées soit à la disposition des aéronefs. — Cette définition suppose la probabilité que le signal soit présent pendant une durée spécifiée. Moyenne des temps de bon fonctionnement (MTBF). Quotient de la durée de fonctionnement réelle d’une installation par le nombre total de défaillances de cette installation au cours d’une certaine période de temps. — La durée de fonctionnement devrait être généralement choisie de manière à inclure au moins cinq défaillances de l’installation, et davantage de préférence, de façon que l’on puisse raisonnablement se fier au chiffre ainsi obtenu. 1.2 Fiabilité de l’installation 1.2.1 La fiabilité d’une installation résulte de la combinaison de plusieurs facteurs. Ces facteurs sont variables et peuvent être réglés individuellement de façon à obtenir au total une réponse optimale aux besoins et aux conditions d’un milieu donné. Par exemple, on peut compenser dans une certaine mesure une fiabilité réduite en prévoyant un personnel d’entretien plus nombreux et/ou une redondance d’équipement. De même, une qualification professionnelle médiocre du personnel d’entretien peut être compensée par le recours à un équipement conçu pour présenter une sécurité extrêmement élevée. 1.2.2 La formule ci-après exprime la fiabilité de l’installation sous forme de pourcentage : où R = fiabilité (probabilité qu’une installation soit en état de fonctionner pendant une période t dans les limites des tolérances spécifiées, également appelée probabilité de survivance Ps) ; e = base des logarithmes népériens ; t = période de référence ; m = MTBF. On voit que la fiabilité augmente avec la moyenne des temps de bon fonctionnement (MTBF). Pour obtenir une grande fiabilité avec des valeurs de t qui présentent de l’intérêt du point de vue de l’exploitation, il faut que la MTBF soit grande ; cette moyenne est donc une autre façon, plus pratique, d’exprimer la fiabilité. 1.2.3 Il ressort de résultats expérimentaux que la formule ci-dessus est valable pour la majorité des équipements électroniques dans lesquels les défaillances sont conformes à une répartition de Poisson. Elle ne sera pas applicable au début de la vie de l’équipement lorsqu’il se produit un nombre relativement élevé de défaillances prématurées d’éléments constituants ; elle ne sera pas valable non plus lorsque la durée de vie utile de l’équipement est près de s’achever. 1.2.4 Dans de nombreux types d’installations qui utilisent un équipement classique (type à lampes sous vide), on a obtenu régulièrement des valeurs de la MTBF de 1 000 h ou plus. La signification d’une MTBF de 1 000 h apparaît clairement si l’on sait qu’elle correspond à une fiabilité d’environ 97,5 % pour 24 h (autrement dit, que la probabilité qu’une défaillance de l’installation se produise pendant une période de 24 h est d’environ 2,5 %). 1.2.5 La Figure F-1 montre la probabilité pour qu’il y ait survivance de l’installation (Ps) après une période type, t, pour différentes valeurs de la MTBF. — Il convient de noter que la probabilité de survivance à une période de temps égale à la MTBF est seulement de 0,37 (37 %) ; il ne faudrait donc pas croire que la MTBF correspond à une période exempte de défaillances. 1.2.6 On verra qu’en ajustant la MTBF on obtient le degré de fiabilité désiré. Les facteurs qui inß uencent la MTBF et, par conséquent, la fiabilité de l’installation sont : a) la fiabilité intrinsèque de l’équipement ; b) le degré et le type de redondance ; c) la fiabilité des moyens connexes tels que les lignes d’alimentation et les lignes de téléphone ou de com- mande ; d) le degré et la qualité de l’entretien ; e) les conditions de milieu comme la température et l’humidité. 1.3 Disponibilité de l’installation 1.3.1 La disponibilité peut être exprimée comme étant le rapport, multiplié par 100, entre la durée de fonctionnement réelle et la durée de fonctionnement spécifiée, sur une longue période, soit : Par exemple, si une installation fonctionnait normalement pendant un total de 700 h sur un mois de 720 h, la disponibilité serait de 97,2 % pour ce mois. 1.3.2 Les principaux facteurs d’un degré élevé de disponibilité sont les suivants : a) fiabilité de l’installation ; b) intervention rapide du personnel d’entretien en cas de défaillance ; c) formation convenable du personnel d’entretien ; d) conception de l’équipement permettant d’avoir accès facilement aux éléments et de les entretenir aisé- ment ; e) appui logistique efficace ; f) existence d’un équipement de vérification convenable ; g) équipement et/ou moyens connexes de secours. 2. Aspects pratiques de la fiabilité et de la disponibilité 2.1 Mesure de la fiabilité et de la disponibilité 2.1.1 Fiabilité. La valeur que l’on obtient dans la pratique pour la MTBF doit nécessairement être une estimation, puisque la mesure devra être faite sur une période de temps finie. La mesure de la MTBF sur des périodes de temps finies permettra aux administrations de déterminer les variations de la fiabilité de leurs installations. 2.1.2 Disponibilité. La disponibilité est également importante en ce qu’elle donne une indication de la mesure dans laquelle une installation (ou un groupe d’installations) est à la disposition des usagers. La disponibilité est directement liée à l’efficacité avec laquelle on rétablit le service normal des installations. 2.1.3 Les qualités de base et le mode de mesure de ces quantités sont indiqués à la Figure F-2. Cette figure n’a pas pour but de représenter une situation typique, qui ferait normalement intervenir un plus grand nombre de périodes d’inactivité pendant la durée de fonctionnement spécifiée. Il faut également observer que, pour obtenir les valeurs les plus significatives de la fiabilité et de la disponibilité, il faut effectuer les mesures sur une durée de fonctionnement spécifiée aussi longue que possible. 2.1.4 En utilisant les quantités indiquées dans la Figure F-2 qui comprend une période d’interruption la régulièrement prévue et cinq périodes de défaillance, on peut calculer la moyenne des temps de bon fonctionnement (MTBF) (MTBF) la disponibilité (A) de la façon suivante : SUPPLEMENT G : RENSEIGNEMENTS ET ÉLÉMENTS INDICATIFS LIÉS À L’APPLICATION DES NORMES ET PRATIQUES RECOMMANDÉES SUR LE MLS 1. Définitions (Voir aussi Chapitre 3, § 3.11.1) Niveau dynamique des lobes secondaires. Niveau dépassé pendant 3 % du temps par le diagramme de rayonnement en champ lointain de l’antenne de balayage, en dehors du faisceau principal, lorsque la mesure est effectuée à la cadence de balayage de la fonction à l’aide d’un filtre vidéo d’enveloppe de faisceau de 26 kHz. Le niveau de 3 % est déterminé par le rapport du temps pendant lequel les lobes secondaires dépassent le niveau spécifié à la durée totale du balayage. Niveau efficace des lobes secondaires. Niveau des lobes secondaires de faisceau battant qui, dans un environnement de multitrajets spécifié, se traduit par une erreur particulière de l’angle de guidage. Point D MLS. Point situé à 2,5 m (8 ft) au-dessus de l’axe de la piste et à 900 m (3 000 ft) du seuil dans la direction de l’antenne d’azimut. Point E MLS. Point situé à 2,5 m (8 ft) au-dessus de l’axe de la piste et à 600 m (2 000 ft) de l’extrémité aval de la piste dans la direction du seuil. Récepteur normalisé. Modèle de récepteur embarqué servant à la ventilation des erreurs MLS. Ce récepteur possède les principales caractéristiques suivantes : 1) traitement du signal basé sur la mesure des centres de faisceau ; 2) erreur de centrage négligeable ; 3) bruit sur les commandes (CMN) inférieur ou égal aux valeurs indiquées au § 3.11.6.1.1.2 du Chapitre 3 ; 4) filtre passe-bas à deux pôles d’enveloppe de faisceau ayant 26 kHz de largeur de bande ; et 5) filtrage des sorties de données d’angle à l’aide d’un filtre passe-bas à un pôle ayant une pulsation de coupure de 10 radians par seconde. 2. Caractéristiques du signal électromagnétique — Fonctions d’angle et de données 2.1 Organisation du format de signal 2.1.1 Le format de signal utilise le multiplexage par répartition dans le temps : les différentes fonctions de guidage en angle sont émises successivement, sur la même fréquence radioélectrique. On obtient l’information d’angle en mesurant l’intervalle de temps qui sépare les passages successifs de faisceaux en éventail non modulés et très directifs. Les fonctions peuvent être émises dans n’importe quel ordre. Des créneaux de temps sont recommandés pour les fonctions d’angle d’azimut d’approche, de site d’approche, d’arrondi et d’azimut arrière. Chaque émission de faisceau battant et de données est précédée d’un préambule qui est rayonné dans tout le volume de couverture par une antenne sectorielle. Le préambule identifie la fonction de balayage suivante ; il synchronise également la logique et les circuits de traitement du signal dans le récepteur embarqué. 2.1.2 Outre la fonction de balayage en angle, il existe des fonctions de données de base et de données auxiliaires, comportant chacune son propre préambule, qui sont aussi rayonnées par les antennes sectorielles. Grâce à ce préambule, chaque fonction est reconnue et traitée indépendamment. Il est donc possible, dans la configuration sol, d’ajouter ou de supprimer des fonctions sans perturber le fonctionnement du récepteur. Les codes utilisés dans le préambule et les fonctions de données sont à modulation par déplacement de phase différentielle (MDPD). 2.1.2.1 Caractéristiques du signal de données MDPD. Les données MDPD sont émises par modulation de phase différentielle de la porteuse radiofréquence avec un état de phase relative de 0° ou de 180°. Le signal de données MDPD possède les caractéristiques suivantes : cadence de données — 15,625 kHz longueur de bit — 64 μs « 0 » logique — absence de transition de phase « 1 » logique — transition de phase 2.1.3 On trouvera aux Figures G-1 et G-2 des exemples d’organisation et de séquencement de fonction d’angle. Le Chapitre 3 contient, au § 3.11.4.8, le détail et les définitions des données de la Figure G-1. Toutes les figures se trouvent à la fin du présent supplément. 2.1.4 Il a été démontré que les séquences de guidage en angle et d’émissions de données représentées aux Figures G-3A, G-3B et G-3C résistent suffisamment au brouillage synchrone. 2.1.4.1 La structure de ces séquences est destinée à donner aux émissions un caractère suffisamment aléatoire pour prévenir les brouillages synchrones tels que celui qui peut être causé par la rotation des hélices. 2.1.4.2 Les deux séquences représentées dans la Figure G-3A conviennent à l’émission de toutes les fonctions. Toute fonction jugée inutile pourra être supprimée pourvu que les fonctions restantes soient émises aux instants spécifiés. 2.1.4.3 Les deux séquences représentées dans la Figure G-3B conviennent à la fonction d’azimut d’approche à cadence élevée. Toute fonction jugée inutile pourra être supprimée pourvu que les fonctions restantes soient émises aux instants spécifiés. 2.1.4.4 La Figure G-3C représente le cycle complet des émissions multiplexées dans le temps qui pourra se composer des paires de séquences des Figures G-3A ou G-3B. Comme elle l’indique, les intervalles libres entre les séquences pourront servir à l’émission de mots de données auxiliaires. Des mots de données de base pourront être émis aussi pendant tout intervalle inutilisé. 2.1.4.5 Le cycle représenté laisse suffisamment de temps pour émettre les données de base et les données auxiliaires définies dans les mots A1-A4, B1-B39, B40-B45 et B55, pourvu que les données soient également émises pendant les créneaux inutilisés ou pendant les créneaux consacrés aux mots de données à l’intérieur des séquences. 2.1.4.6 Des séquences plus efficaces peuvent être mises au point par ajustement du séquencement à l’intérieur des séquences ou dans les créneaux entre les séquences pour permettre l’émission de mots de données auxiliaires supplémentaires .De telles séquences doivent être mises au point de manière que leur résistance au brouillage synchrone soit équivalente à la résistance des séquences présentées dans les Figures G-3A, G-3B et G-3C. Les techniques d’analyse fréquentielle peuvent servir à démontrer que ces autres fréquences ont un caractère suffisamment aléatoire. 2.2 Paramètres de guidage en angle 2.2.1 Les paramètres de guidage en angle qui définissent le processus de mesure des angles MLS sont spécifiés au Chapitre 3, § 3.11.4.5. Il est utile de connaître deux autres paramètres, soit le temps de point médian de balayage (Tm) et la pause, pour se représenter le fonctionnement du système. Ces paramètres déduits des spécifications du Chapitre 3 sont indiqués ci-dessous à titre de référence. Temps de point médian de balayage et pause (voir Figure G-2) 2.2.2 Précision du séquencement des fonctions. Étant donné l’imprécision qui caractérise la détermination du temps de référence du code Barker et puisque les circuits de l’émetteur lissent la phase ou l’amplitude pendant les transitions de phase MDPD, il n’est pas possible de déterminer le séquencement du signal avec une précision supérieure à 2 μs par rapport au signal électromagnétique. Il est donc nécessaire de mesurer sur l’équipement sol la précision de séquencement spécifiée au Chapitre 3, § 3.11.4.3.4. Des points d’essai appropriés devraient être prévus dans l’équipement sol. 2.3 Fonctions de guidage en azimut 2.3.1 Conventions de balayage. La Figure G-4 représente les conventions de balayage en azimut d’approche et en azimut arrière. 2.3.2 Couverture. Les Figures G-5 et G-6 représentent la couverture en azimut spécifiée au Chapitre 3, § 3.11.5.2.2. 2.3.2.1 Lorsque l’on est contraint de disposer les antennes d’azimut d’approche ou d’azimut arrière en dehors de l’axe de piste, il faut étudier les facteurs suivants : a) couverture dans toute l’étendue de la zone de piste ; b) précision au point de repère correspondant ; c) transition entre azimut d’approche et azimut arrière ; d) risque de perturbation par des véhicules ou aéronefs en mouvement ou par des structures aéroportuaires. 2.3.2.2 Normalement, une antenne d’azimut déportée doit être réglée de manière que l’azimut zéro degré soit parallèle à l’axe de piste ou qu’il coupe le prolongement de l’axe de piste au point qui conviendrait le mieux du point de vue opérationnel pour l’application prévue. L’azimut zéro degré par rapport à l’axe de piste est émis dans les données auxiliaires. 2.3.3 Azimut d’approche à cadence élevée. Lorsque le secteur de guidage proportionnel d’approche s’étend de −40° à +40°, il est possible d’appliquer à la fonction d’azimut une cadence de balayage supérieure. On dispose de la fonction d’azimut d’approche à cadence élevée pour compenser l’augmentation de CMN résultant de l’emploi d’antennes à large faisceau (de 3° par exemple). Une réduction de CMN procure deux avantages : 1) relâchement possible des spécifications de densité de puissance du signal électromagnétique de guidage en angle ; 2) relâchement possible des spécifications de niveau dynamique des lobes secondaires. 2.3.3.1 D’une manière générale, cette fonction réduit le CMN causé par des phénomènes à large bande et sans corrélation comme les multitrajets diffus et le bruit thermique du récepteur dans un rapport de 1/ 3 par rapport à la cadence fondamentale de fonction (13 Hz). Cependant, il est impossible d’obtenir entièrement cette réduction de 1/ 3 de la densité de puissance pour toutes les largeurs de faisceau d’antenne sol, car l’acquisition du signal sur la base d’un simple balayage exige une densité de puissance suffisante. La puissance nécessaire aux émissions MDPD peut être telle que l’emploi de cadences de données plus élevées n’entraînera aucune économie en matière d’émetteur sol (voir Tableau G-1). 2.3.3.2 Cependant, il est possible de profiter intégralement de l’augmentation de la cadence de données en ce qui concerne les performances CMN. C’est ainsi que pour les niveaux minimaux de signal indiqués au Tableau G-2 le CMN en azimut peut être ramené de 0,10° à 0,06° pour les antennes à faisceau de 1° et 2°. 2.3.4 Guidage complémentaire 2.3.4.1 Lorsqu’elles sont utilisées, les impulsions de guidage complémentaire sont émises immédiatement avant ou après les signaux de faisceau battant aux limites du secteur de guidage proportionnel comme il est indiqué dans le schéma de séquencement de la Figure G-7. La limite du secteur de guidage proportionnel se situe à une largeur de faisceau en deçà des angles de départ et d’arrêt du faisceau, de sorte que la zone de transition entre le faisceau battant et les signaux de guidage complémentaire a lieu hors du secteur de guidage proportionnel. La Figure G-8 contient des exemples de formes d’ondes composites qui peuvent apparaître au cours de la transition. 2.3.4.2 Lorsqu’on assure le guidage complémentaire en même temps qu’on utilise une antenne de balayage à faisceau étroit (antenne à faisceau de 1° par exemple), l’antenne de faisceau battant doit rayonner pendant 15 μs au moment où elle occupe la position correspondant aux angles de départ et d’arrêt du balayage. 2.3.4.3 Sur certains emplacements, il peut être difficile de respecter les critères d’amplitude spécifiés au

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