À propos
« Nul n’est censé ignorer la loi. »
C’est l’un des premiers principes qu’on apprend en droit. Une belle promesse d’égalité : puisque la loi s’applique à tous, elle devrait être connue de tous. Au Congo, entre ce principe et la réalité, il y a un fossé.
Le fossé
Les textes existent — la Constitution, les codes, les lois, le Journal officiel. Pourtant ils sont dispersés, difficiles à trouver, parfois tout simplement introuvables. Pour consulter une loi, il faut souvent connaître quelqu’un, passer par un intermédiaire, ou renoncer. Peu à peu, l’accès au droit est devenu un privilège — réservé à ceux qui ont les relations ou les moyens.
Pendant ce temps, la vie continue. Un citoyen signe un bail sans connaître ses droits de locataire. Un entrepreneur crée son entreprise à tâtons. Un étudiant passe des heures à chercher un texte qui devrait tenir dans sa poche. Une famille ignore une protection que la loi lui garantit pourtant.
Ne pas connaître la loi, ce n’est pas une faute. C’est le plus souvent le résultat d’un système qui n’a jamais rendu cette connaissance accessible.
Je crois que l’accès au droit ne devrait dépendre ni de votre carnet d’adresses, ni de votre portefeuille, ni de votre diplôme. Connaître ses droits, c’est le premier pas pour les faire respecter. C’est une question de dignité autant que de justice.
Mibeko, « les lois » en lingala
Le nom dit déjà l’essentiel : remettre les lois entre les mains de ceux à qui elles appartiennent — les citoyens.
Mibeko rassemble en un seul endroit les textes officiels de la République du Congo et de l’espace OHADA : Constitution, codes, lois, décrets, arrêtés, actes uniformes. Chaque texte est découpé article par article, rattaché à sa source officielle, et consultable sur le web comme sur un téléphone. Sans jargon inutile, sans barrière : lire le fonds est gratuit et ne demande aucun compte.
État du fonds à cette minute : 1 083 textes publiés · 17 159 articles consultables un par un · dernière date juridique le 4 juin 2026. Il s’enrichit à mesure que les documents sont intégrés.
Ce que Mibeko est, et ce qu’il n’est pas
Ce qu’il est
- Un service privé et indépendant, édité depuis Brazzaville.
- Une source qui cite sa source : chaque texte est rattaché à sa publication officielle, et le document d’origine est consultable en PDF lorsqu’il est disponible.
- Gratuit à la lecture, sans compte : c’est une position, pas une offre de lancement.
Ce qu’il n’est pas
- Un site de l’État congolais. Mibeko n’émane d’aucune administration.
- Un conseil juridique. Les textes informent ; ils ne remplacent pas un avocat, un notaire ou l’autorité compétente.
- Un substitut au Journal officiel. Seule la publication au Journal officiel fait foi.
Mibeko vit de son offre professionnelle : les avocats, juristes et entreprises qui s’abonnent à l’espace Pro financent l’accès gratuit de tous les autres. Découvrir l’espace Pro.
Ce n’est qu’un début
L’ambition est de faire de Mibeko la référence de l’information juridique au Congo, puis d’ouvrir la voie à d’autres pays francophones d’Afrique. Parce qu’une population qui connaît ses droits est une population plus libre, plus juste et plus forte.
Que vous soyez citoyen, entrepreneur, avocat, étudiant, ou simplement curieux de vos droits, Mibeko est fait pour vous. Parce que comprendre ses droits, c’est déjà commencer à les exercer.
— Bénaja Bendo-Matondo, fondateur de Mibeko
Qui édite Mibeko
Mibeko est édité par Bénaja Bendo-Matondo, fondateur, depuis Brazzaville, en République du Congo. Nous écrire : contact@mibeko.fr.
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